lundi 12 mars 2007

Il mio ragazzo, dov'è ?

Je sirote des chansons napolitaines. Dramatiques, les napolitains. Mais j'adore.

"Io te voglio bene assaie" *- je t'aime en masse ou plutôt je t'aime tant, en dialecte napolitain- est un très vieil air, une valse en fait, apparemment composée sur un coin de table par Gaetano Donizetti, le grand compositeur italiano d'opéras, dans une bodega de Piedigrotta, un quartier de Naples, en 1839.

D'une manière ou d'une autre, le dernier paragraphe est à mourir. Littéralement.

Cet air doux, romantique et déchirant tout à la fois, dérubanne une histoire de passion impossible et se termine comme ceci:

Quando sarò diventato cenere,
Quand je serai devenu cendre
allora mi piangerai…
Alors tu me pleureras
Allora domanderai:
alors tu demanderas:
il mio ragazzo dov'è?!
où est mon homme ?
Apri la mia fossa
Ouvre la fosse
e là mi troverai…
et là tu me trouveras...

Et le refrain qui une dernière fois recommence :

Io ti voglio bene assai…
e tu non pensi a me!

Je t'aime tant
et tu ne penses pas à moi !

Elle va le regretter, je vous dis. Elle va regretter de ne pas avoir fait attention à lui quand il était là, bien en chair et en os ! Han-han. Ce sont les italiens qui ont fait les meilleurs opéras. Faut pas l'oublier. Les opéras avec de grands règlements de compte. Othello et son poignard au coeur. Arghhhh!

Apparemment, les napolitains à l'époque de sa création sont devenus complètement fous, obsédés par la chanson. Il y a un dicton même qui dit en substance: "On peut sortir quelqu'un de Naples mais on ne lui arrachera pas cette chanson des oreilles et du coeur". Tous en Italie en connaîtraient au moins le refrain, dit-on aussi.

Et moi j'entends la mer lécher la baie de Napoli.

* Si cela vous tente, écoutez la version de Gianni Conte et Barbara Buonaiuto (orchestre de Renzo Arbore, "l'arboriste!") -cliquez sur le lien et écoutez un extrait de la pièce no 7- ou peut-être celle de Pavarotti ou mieux encore... ils seront à Milan le 24 avril prochain au Il Teatro degli Arcimboldi ( ben oui, je l'sais...)
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P'tite vie

Les plafonds ont la peau mince ici. Vendredi j'écrivais, quelqu'un a échappé un verre d'eau en haut et il a coulé au goutte à goutte sur ma table de travail. On n'en a presque pas perdu une goutte. Les rénovs ne sont pas finies; ça recommence demain.

Wiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnn-winnnnnnnnnnn-win-win-win-winnnnnnnnnnnnnnnnnnn.

1 commentaire:

Anonyme a dit...

Ah Napoli !
Figures toi que j'ai entendu cette chanson pas plus tard qu'il y 3 semaines lors de mon séjour en Italie. Je suis restée à Naples 3 jours. De nombreuses personnes m'avaient expliqué leur déception lors de leur séjour dans cette ville. De mon côté, j'ai eu un vrai coup de coeur : la baie, les ruelles pavées, le linge qui pend à chaque fenêtre et les nombreuses églises. Sans oublier la fameuse pizza. Succulante !
Sur un tout autre sujet, comme je te le disais dernièrement, je me suis plongée dans les oeuvres de jane Austin. Après Persuasion, j'attaque l'incontournable Orgueil et Préjugés. Il n'était pas facile d'être femme au début du XVIIIe siècle dans la haute société british. On vit une époque formidable !
Ici la neige a presque entièrement disparu. Ils prévoient 12 C demaine. Shorts et crème glacées seront de mise pour les moins frileux.
A+,
la française